Retour sur l’AWS Summit 2019 Paris

Par Virginie Dotta – Directrice Technique Virtual Infrastructure SQUAD

C’est sans conteste l’un des rendez-vous immanquables des métiers et des acteurs experts du Cloud : l’AWSSummit s’est tenu le 2 avril dernier à Paris au Palais des Congrès.

Retour sur la keynote

Parmi les nombreux sujets abordés, l’édition 2019 met l’accent sur le machine learning, l’intelligence artificielle, ou encore les architectures serverless, l’Analytics et le Blockchain as a Service. Beaucoup de nouveautés, que Julien Groués, Genenral Manager AWS France et surtout Adrian Cockcroft, VP Cloud Architecture Strategy, ont mis en exergue démontrant encore une fois la puissance du géant dans le domaine du Cloud Public.

Présence mondiale, écrasante

A travers de nombreux chiffres, Adrian Cockcroft a met l’accent sur la multitudes d’évolutions concernant le catalogue d’AWS comptant aujourd’hui 165 services, soit quelques 1950 nouvelles fonctionnalités en 2018. Rappelons que le premier service, Amazon S3 (mettre le lien vers le service), a été lancé en 2006.

Julien Groues, quant à lui fait un focus sur la France et les quelques dizaines de milliers de clients dans différents domaines, bancaire, automobile, Télécoms, ferroviaire ou encore Energie qui souhaitent tous désormais migrer certains de leurs services dans le Cloud.

AWS a ouvert une Region France en 2017, dotée de 3 zones de disponibilité, 5 Edge location (dont 1 à Marseille) et une antenne de la firme à Lyon. Pourquoi 3 zones ? Pour réduire le considérablement le risque qu’un événement unique affecte la disponibilité, mais suffisamment proches pour assurer la continuité des applications qui nécessitent une reprise rapide en cas d’événement.

Et comme si cela ne suffit pas, Adrian Cockcroft renchérit, en rappelant la notoriété d’AWS ainsi que la présence du groupe à travers 20 régions localisées sur quasi toute la planète, avec l’arrivée prochaine de 4 nouvelles régions à Cape Town, au Barhein, à Milan et Hong Kong

Réseau mondial de régions AWS

Un catalogue et une marketplace qui s’étoffent d’année en année

C’est à travers les différents domaines que l’on connait et que l’on aborde dés lors que l’on parle d’informatique, qu’Adrian Cockcroft met en avant un catalogue de services ultra fourni. Plus d’une dizaine de services de base de données, 116 services de cybersécurité, des outils de gestion de la gouvernance, 190 types d’instances selon des cas d’utilisation précis et surtout des services facilitant et accélérant la migration vers AWS.

Alors on se demande comment font-ils ? Quel est le génie, débordant d’idées, derrière toutes ces évolutions qui ne cessent de croître d’années en années ? La réponse est simple… LE CLIENT. Le client lui-même, qui à travers ses contraintes et la complexité de certaines de ses architectures, souhaitant toutefois adopter ce nouveau mode de consommation mais également de mise à disposition de ressources informatiques, fait avancer les choses.

AWS se nourrit de ces besoins et crée au fur et à mesure des demandes, de nouveaux modèles et services permettant à d’autres clients d’innover et d’avancer sans cesse.

Les micro services qui transforment le paysage IT

Et ils ne sont pas en reste. Côté infrastructure, les transformations s’opèrent maintenant depuis de nombreuses années, on passe de systèmes monolithiques à des architectures micro services, et AWS offre à ses clients un panel assez impressionnants de services basés sur des instances mais aussi des conteneurs.

On retrouve Amazon Elastic Container Service (Amazon ECS) permettant leur orchestration, ou encore Amazon Fargate, un moteur de calcul conçu pour Amazon ECS et qui permet l’exécution des conteneurs sans avoir à gérer des serveur ou clusters. Adrian Cockcroft, comme tous les speakers le rappelle à maintes reprises, « le but étant que le client puisse se recentrer sur son métier propre en s’affranchissant des couches et matériels sous-jacents », et c’est ce que font apparemment un bon nombre de clients, en choisissant des services comme Amazon Elastic Container Service for Kubernetes (Amazon EKS), lancé en 2017, sur lequel sont effectués les plus gros déploiements clients.

De nombreux retours d’expérience

Durant cette keynote, de nombreux retour d’expérience de clients du géant américain, sont présentés par les clients eux-mêmes, démontrant comment Amazon leur permet d’évoluer pour continuer à innover et ceci tout en restant concentré sur leurs propres métiers.

Ainsi Euler Hermes, leader mondial des solutions d’assurance-crédit, représenté par son CIO, Antoine Larmanjat, a su opérer une transformation de son IT grâce à Amazon.

« A la base, beaucoup de contraintes de transactions, environ 600 000 par mois, des acteurs majeurs du secteur demandant l’utilisation d’APIs permettant plus d’agilité et de résilience » souligne le CIO.

L’entreprise a donc décider de restructurer son architecture en la basant sur 4 principes, le développement d’APIs, assurant une intégration au plus loin dans le SI des clients, des micro services, cassant les modèles vieillissants monolithiques, le Cloud et le data Analytics répondant aux enjeux de Machine learning.

Egalement une transformation culturelle avec l’adoption du Cloud, plus d’agilité et cette vision DevOps qui aujourd’hui résume le passage à une infrastructure programmée (infra-as-code), une chaîne automatisée intégrant une usine de développement et de déploiement et un coût de possession connu à tout moment.

Pour Euler Hermes, il s’agit donc de pouvoir intégrer beaucoup plus facilement et rapidement de nouveaux clients pour leur offrir des services innovants et robustes.

Pour revoir l’intégralité de la keynote c’est par ici

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